Traitement des maladies auto-immunes

Recherche sur les maladies auto-immunesLes maladies auto-immunes et leur traitement font partie des enjeux majeurs de la recherche médicale. Récemment, le CNRS a annoncé des découvertes permettant d’aborder de façon différente le traitement de ces maladies, incluant le diabète ou l’hépatite C, entre autres.

Les maladies auto-immunes : définition

Le terme de maladie auto-immune désigne une maladie par laquelle le système immunitaire s’attaque lui-même, provoquant destruction et dysfonctionnement des tissus. Ces maladies deviennent alors chroniques et nécessitent un traitement à vie. Le rôle du système immunitaire est de défendre l’organisme contre les attaques environnementales ou autres et parfois, dans ce contexte, il arrive qu’une maladie auto-immune apparaisse. Dans la mesure où il a été prouvé que l’on peut détecter chez les personnes à risques la présence d’auto-anticorps spécifiques, certains tests peuvent permettre de prévoir l’apparition de ce type de maladie. Par ailleurs, les maladies auto-immunes peuvent s’attaquer à un seul organe ou à plusieurs. Les maladies spécifiques sont le diabète insulinodépendant, les maladies de la thyroïde, certaines maladies des reins et des poumons, certaines maladies neurologiques comme la myasthénie ou la sclérose multiple ainsi que des maladies des yeux, de la peau, du foie, des intestins ou du système reproducteur. Parmi les maladies non-spécifiques, on compte, entre autres, l’arthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, les rhumatismes, le lupus…

Les traitements et l’évolution de la recherche

La récente annonce du CNRS concerne les résultats obtenus par une équipe française, regroupant plusieurs entités, et concernant des patients atteint d’hépatite C chronique qui ont développé une maladie auto-immune appelée vascularite, maladie inflammatoire atteignant la peau, les articulations, les nerfs et les reins. Les chercheurs du CNRS et de l’Inserm ont démontré que les patients atteints de cette maladie présentaient un déficit en lymphocytes T régulateurs (Tregs), dont le rôle est d’empêcher les maladies auto-immunes, et le lien entre l’hépatite C et ce déficit a également été prouvé. Les recherches ont donc porté sur la possibilité de faire remonter le taux de Tregs, grâce à l’interleukine-2, à doses faibles, pour éviter les effets secondaires. Les essais positifs, sur le diabète en particulier, apportent un espoir considérable dans le traitement de ces maladies auto-immunes.

Images: Eugene Bochkarev

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